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Les diplômés de la génération Z font face à la faiblesse du marché du travail

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Les nouveaux diplômés entrent sur un marché du travail moins accueillant que pour les autres travailleurs, ce qui suscite des inquiétudes quant aux revers à long terme pour la génération Z. Les responsables du recrutement font état d’un recrutement de débutants plus lent et de nombreux étudiants retardent leurs projets pendant qu’ils recherchent. Le timing est important, car les chocs en début de carrière peuvent façonner les salaires, la santé et la confiance pendant des années.

« Les jeunes diplômés sont confrontés à un chômage plus élevé que les autres travailleurs. Cela pourrait être une mauvaise nouvelle pour la génération Z, car entrer dans un marché du travail faible peut entraîner de pires résultats financiers et de santé plus tard. »

Contexte : un motif familier aux effets durables

Les économistes observent depuis longtemps un effet « cicatrisant » chez les personnes qui commencent à travailler pendant une crise. Les diplômés de la Grande Récession et des premières années de pandémie ont souvent mis plus de temps à trouver un poste stable. Beaucoup ont accepté des emplois en dehors de leur domaine ou avec un salaire inférieur, et certains n’ont jamais complètement comblé l’écart de revenus avec leurs pairs qui ont commencé dans des temps plus forts.

La recherche relie également le chômage précoce aux risques pour la santé. Le stress, les soins de santé manqués et les horaires irréguliers peuvent repousser les problèmes plus tard dans l’âge adulte. Les jeunes travailleurs confrontés à de longues recherches font souvent état d’anxiété et de retards dans des étapes telles que déménager, fonder une famille ou rembourser leurs dettes.

Les indicateurs actuels du travail dressent un tableau mitigé. Le chômage global reste modéré, mais le chômage des jeunes est élevé par rapport aux travailleurs en milieu de carrière. Les offres d’emploi au niveau d’entrée ont diminué dans les secteurs qui embauchaient de manière agressive au cours des années précédentes, comme la technologie et les médias, tandis que les soins de santé et les métiers spécialisés restent plus stables.

Des taux de chômage plus élevés frappent les nouveaux entrants

Les nouveaux diplômés se heurtent à des obstacles distincts. Ils ont une expérience limitée, des réseaux plus petits et moins de qualifications qui se traduisent d’un rôle à l’autre. Les employeurs préfèrent souvent les candidats capables de démarrer avec peu de formation. Lorsque l’embauche ralentit, cette préférence s’intensifie.

Les recruteurs affirment que l’écart est plus important pour les postes généralistes. Des domaines comme l’informatique, les soins infirmiers et la comptabilité affichent toujours une demande constante, mais même là, le processus peut être plus lent. Les stages et les programmes coopératifs aident certains diplômés à se convertir à des postes à temps plein, mais ces opportunités sont inégales selon la région et l’école.

Le sous-emploi est un autre risque. Un diplômé qui accepte un emploi qui ne nécessite pas de diplôme peut avoir du mal à faire la transition plus tard. Chaque mois passé hors du terrain peut diluer des compétences durement acquises et réduire la confiance.

Pourquoi les ralentissements en début de carrière laissent des cicatrices

La fixation des salaires repose souvent sur le salaire de départ. Si la première offre est inférieure, augmente le composé à partir d’une base plus petite. Cela peut faire baisser les revenus pendant des années. Les changements d’emploi fréquents pour rattraper leur retard peuvent également limiter l’accès à la formation et aux avantages sociaux.

Les effets sur la santé peuvent aggraver la tension. Un travail irrégulier ou de longues recherches peuvent entraîner du stress et des retards dans les soins. Le lien est clair dans les enquêtes qui suivent la santé mentale des jeunes travailleurs lorsque les marchés du travail sont au ralenti.

La dette ajoute de la pression. Les remboursements des prêts étudiants réduisent la flexibilité nécessaire pour accepter des stages, suivre une formation à court terme ou évoluer pour un meilleur rôle. Les familles disposant de moins de ressources ont moins de marge pour soutenir une recherche plus longue, ce qui creuse les inégalités.

Ce que font les employeurs et les écoles

Certains employeurs ajustent leurs plans d’embauche pour élargir le bassin de candidats en début de carrière. Le recrutement basé sur les compétences et les sprints de formation courts abaissent la barre d’entrée tout en maintenant des normes élevées. Les apprentissages dans les domaines de la technologie et des soins de santé se développent, aidant les nouveaux diplômés à acquérir une expérience liée à de vrais emplois.

Les collèges élargissent leurs services d’orientation professionnelle. De plus en plus d’écoles intègrent désormais des stages dans les cours et encouragent le mentorat des anciens élèves. Les centres de carrière signalent un plus grand intérêt pour les rôles gouvernementaux et à but non lucratif avec des pistes de formation plus claires.

Les idées politiques en discussion comprennent des subventions salariales pour les embauches précoces, un corps de service élargi et le soutien à l’octroi de licences interétatiques pour accélérer les placements. Ces mesures visent à réduire l’écart entre l’obtention d’un diplôme et un emploi stable.

Étapes que les diplômés peuvent suivre dès maintenant

Les diplômés ne peuvent pas corriger les conditions du marché, mais ils peuvent améliorer leurs chances grâce à un plan ciblé qui renforce l’expérience et signale leur préparation.

  • Ciblez les secteurs qui recrutent encore et adaptez les CV à chaque rôle.
  • Recherchez des informations d’identification courtes qui correspondent aux exigences spécifiques du poste.
  • Utilisez des stages, des contrats de travail ou des portefeuilles de projets pour montrer les résultats.
  • Développez vos réseaux grâce à des groupes d’anciens élèves et à des événements de l’industrie.

Les perspectives immédiates sont difficiles pour les diplômés de la génération Z. Un chômage plus élevé parmi les nouveaux entrants et un recrutement plus modéré au niveau d’entrée augmentent le risque de pires résultats financiers et de santé plus tard. Pourtant, des programmes de recrutement ciblés, des parcours basés sur les compétences et des recherches d’emploi ciblées peuvent atténuer les dégâts. Surveillez les changements dans les postes de débutants, la diffusion des apprentissages et les changements politiques en matière de formation et d’endettement étudiant. Ces signaux montreront si la classe sociale d’aujourd’hui pourra assurer une assise plus stable demain.